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Toutes les créations ici présentées ( textes, images ou son) sont protégées par leurs créateurs respectifs et déposées auprès des organisations garantissant les droits d'auteur. Un sage-F.Pourcel |
31-08-2007 |
| Le masque... |
Le masque… Sur les reflets ombrés, quand tombe le masque, danse le visage, Une main douce s’avance vers toi pour le bal aux mille jambages, Les eaux se font bleues nuit ou pourpres, Venise s’endort au loin, Costumé de lumière et de satin, sur le ciel un regard s’éteint… Sur la lagune à demi-mot, une main t’invite au crépuscule des ors, Les doges, depuis mille ans attendent le secret du coffret de Pandore, Est-ce une femme ou un homme ? Laisse aller les voluptés de tes envies, En douceur sur le bord des gondoles, un magicien se faufile… Sur l’immensité des flots sombres, déguisé d’argent et d’outremer, Une silhouette inconnue te fera entrer dans la cour des Borgia sévères, Sous les pontons et dans les ruelles obscures, fleuriront tous les poisons, Au masque blême, bois le nectar de tous les dangers et de la déraison… Bois et meurs…
Photo : Francis Glorieus avec son aimable autorisation.
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| Marie Lanson Apostilles(5) |
28-08-2007 |
| Lettre à George... |
Un regard qui s’accroche sur l’autre mur et puis glisse dans le blanc, Et c’est tout un paysage d’antan qui se dessine, toute une vie qui s’incline, Vous Madame, au rythme lent des calèches entre Gargilesse et Nohant, En ces temps là, vous pensiez si fort à vos tendres amours mutines, L’ombre de vos gestes et l’empreinte de vos mots posés comme hier, Sur les pas de pierre ou les ponts de bois, sur les ailes des papillons fleurs, C’est une douceur un peu nostalgique, c’est un mirage qui trouble l’air, Ne pleurez pas, la villa Algira reste vierge au ballet sacré des visiteurs, Bonne Dame, les Mauprat ne sont pas morts, le blond Berry les soudoie, Et garde en ses collines et ses étangs l’éclat nacré des marres diaboliques, Sachez Madame, que le souvenir de vous s’ancre au tuffeau, au sous-bois, Et que de cette fenêtre, vos yeux reverront à jamais votre village identique… |
| Marie Lanson Apostilles(4) |
03-08-2007 |
| Elle pleurait... |
C’était un matin comme un autre, c’était un matin du monde, Il y avait pourtant du soleil qui dansait à la paume de ses mains, Et puis d’un simple mot, ses yeux se sont couverts d’embruns, J’ai vu se lever un voile dans son regard, juste en une seconde… Les mots se mourraient à la brisure de son sourire tremblant, Des morceaux de larmes piquaient comme des éclats de verre, Elle croyait que l’amour sombrait dans les naufrages d’hier, Son cœur cognait le tempo des peurs et des fêlures aveuglantes. C’était un jour comme la veille, ni plus, ni moins de vent mauvais, Une tendre phrase cueillie sur la toile de ses souvenirs extrêmes, Et elle tombait dans des abîmes insondables, dans de faux dilemmes, La douleur rampait au bas de ses certitudes et lapidait ses projets. C’était un matin comme tous les matins et pourtant elle pleurait, Il y avait un reflet de ciel bleu qui dansait au-dessus de ses terres, Il a suffit d’un grand soupir et de quelques rires germés en parterre, Pour que la lumière flambe et tue tous les remords et tous les regrets…
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| Marie Lanson Apostilles(10) |