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Toutes les créations ici présentées ( textes, images ou son) sont protégées par leurs créateurs respectifs et déposées auprès des organisations garantissant les droits d'auteur. Un sage-F.Pourcel |
25-05-2007 |
| Couchant... |
![]() Aimer au couchant d’ouest, remorquer doucement tes rêves, Amarrer les ors et les sombres en sensations inédites sans trêves, Les bruits s’étendent sur le fleuve et s’assourdissent de passion, Seul mon cœur et le tien battent encore et toujours à l’unisson. Reconnaître le bateau de tes songes et dériver dans son sillage, Obscurité pour mieux dérober un à un tes baisers en luxuriance, Ne plus faire qu’un à la corde tendue des départs et des arrivages, Pour le meilleur et le plus beau, pour l’aventure de l’abordage… |
| Marie Lanson Apostilles(9) |
18-05-2007 |
| Les Fous... |
Aux souffles illusoires des comédies d’amour, Les fous s’envolent, les fous dansent la corde au cou, Il y a comme cela des mots chuchotés en précipice, Qui se perdent, navrants, sur des lèvres à l’entrecuisse. Aux tornades puissantes des utopies damnées, Les fous s’enterrent, les fous hurlent, boulet au pied, Et dans le flou du rouge fluo, silhouettes sauvages, Qui s’escriment à faire croire au paradis ramage. Aux Siroccos brûlants comme un mensonge secret, Les fous se lèvent, les fous jouissent sur l’onde du mascaret, Les pleins et les creux des images surajoutées, N’ajoutent que la sincérité de l’instant, du moment volé. A toutes les rafales d’Eole en colère, en abus déments, Les bornes se figent pour tuer les fous inconscients, Les violeurs de voiles légers, les cranteurs d’arrêt sur toile, Obscénités glissées sous les yeux faussement complices des étoiles. Les fous se meurent et les fous croient s’aimer, Les fous s’enferrent et les fous croient s’armer, Les fous sont fous de croire que l’amour c’est ça, Mais les fous ont besoin de ça pour vivre ici-bas…
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| Marie Lanson Apostilles(8) |
13-05-2007 |
| Cadeau... |
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| Marie Lanson Apostilles(18) |
09-05-2007 |
| Il me vient .... |
Il me vient comme cela des mots farouches, des mots qui se heurtent quand tout est mélancolie et que les larmes ruissellent en eau de peine dans l’obscur. Il me vient comme cela des mots lutteurs qui me tordent le cœur d’une poigne d’acier quand ton souvenir plombe ma mémoire et que tout est dit depuis toujours. Il me vient parfois des mots à lire, il me vient des mots, juste des mots à écouter que j’emprunte sur des terres étrangères et qui se mêlent aux miens pour naître à de nouvelles sensations. Il me vient tant de choses quand la porte se ferme sur tes mots, que la nuit pleine voûte mon univers et que les horloges lunaires sonnent le paisible et l’espoir. Il me vient des sentiments mélangés d’exactitude et de flou, des images d’avant se superposent au présent lancinant et trame l’inconstant de l’évanescence. Il me vient … Comme si parfois j’étais vide et que les mots me remplissaient… Mais peut-être suis-je vide ?… J’ai besoin de toi, de tes mots… Parfois… Souvent… Toujours… |
| Marie Lanson Apostilles(8) |
07-05-2007 |
| Jeux d'enfants... |
![]() Jeux d’enfants, jeux éclatés au gravier des mains malhabiles, L’innocence se marelle dans la cour des petits entre les grilles. Jeux de billes, jeux fureteurs, le regard danse sur l’avenir futile, La patience se colle d’impatience, les rêve s’envolent en toupie. Jeux d'ardeur, jeux dérapés sur les degrés des années fébriles, La candeur n’a que la saveur des yeux qui disent « encore » la vie. Jeux d’acteurs, jeux en herbe, tout se consume au sentiment tactile, Le bonheur pur s’ancre dans le ballon rouge qui roule et qui brille… |
| Marie Lanson Apostilles(7) |