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Toutes les créations ici présentées ( textes, images ou son) sont protégées par leurs créateurs respectifs et déposées auprès des organisations garantissant les droits d'auteur. Un sage-F.Pourcel |
24-11-2006 |
| Douces poésies... |
A vous lire, vous boire, vous suivre en cadence aimée, Les phrases s’agencent de mille manières déroulées, Se tournent au coin des paysages et des amours lovées, J’erre sur vos sentes argentées depuis tant d’années, Je vous invite à tous les banquets de mes instantanés, Amies quand les mots s’épousent, boudeuses perlées, Quand les syllabes bleues dressent leurs ergots acérés, Tendresses éphémères, posées en gourmandise sucrée, A la table de mes rêves attardés, au souvenir des étés… |
| Marie Lanson Apostilles(7) |
13-11-2006 |
| Pour toi ma fille... |
Pas après pas, décliné d’amour sur des mélodies bonheur, Un treize venteux de novembre, mes lèvres se sont posées, Sur le plus beau miracle de ma vie, sur ton visage enfin né, Seize ans ma fille, ma continuité, mon autre sang inscrit, Aux cimaises de la pérennité, une histoire neuve, un récit, Année après année sur les chemins parcourus à deux, Liées par la joie, la peine, la colère, les rires, les aveux, Seize ans, un arrêt, un passage, mais demain pour toi, Une existence de femme à ta porte entrouverte en émoi, Te donner toujours ma force, ma faiblesse, ma ténacité, Pour sortir du labyrinthe offert en te forgeant les clés, Seize ans ma fille, et les portes se ferment sur l’enfance, Tu entres enfin, superbe, dans le monde fou et immense… Maman.
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| Marie Lanson Apostilles(6) |
08-11-2006 |
| Nuit de novembre... |
Tremblante et froide sous les vents de lune, Une nuit de novembre cueillie depuis l’aube, Et mourante dans ses soupirs nocturnes. C’est une nuit tuée de milliers de secondes, Où de toi, ne reste qu’un reflet sur les murs, En fragrances et saveurs d’autres mondes, Rien qu’une effluve légère comme une épure. C’est une nuit où traînent un reste de frisson, Encore suspendu à ma peau chaude et nue, Juste quelques notes dans le noir à foison, Une nuit pour t’aimer, t’enlever aux nues. C’est une nuit où roulent tes mots échevelés, Mon oreille glisse entre tes silences précis, Et se souvient de tous nos accords respirés, Dans d’autres nuits toutes pareilles à celle-ci… |
| Marie Lanson Apostilles(3) |
01-11-2006 |
| Venise... |
Depuis des siècles, des aubes pourpres, des crépuscules De tes canaux étroits, immobiles qui reflètent incrédulesLe souvenir des lueurs sanglantes, sataniques, assassines Qui incendiaient jadis les pupilles des Doges en péril Venise de rêve, de masques, de passions, de déchirures De tes festins antiques et baroques à tes amours clandestines Tu triches avec le temps, avec la mer qui impitoyablement te mine. Sombre, aux ruelles humides, le cri des amants oubliés, Résonne encore sous les voûtes bruissantes des eaux miroitantes, Les pas de velours sous les robes cramoisies, glissent légers, Furtifs comme l’histoire secrète des tes alcôves odorantes, Qui déroulaient leurs lourdes tentures sur les nudités pudiques, Venise d’amour, de poisons, de trahison, de colère, De tes folies masquées, le bal s’envole vers l’île de verre, Tu dérobes au temps d’antan l’illusion que tout est impassible… |
| Marie Lanson Apostilles(8) |