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Toutes les créations ici présentées ( textes, images ou son) sont protégées par leurs créateurs respectifs et déposées auprès des organisations garantissant les droits d'auteur. Un sage-F.Pourcel |
28-09-2006 |
| Les mains... |
Mains ferrées, mains d’émeri groupées pour s’aider, Mains calleuses, cassées par les heures sucrées-salées, Un regard sur vos vies de labeur, sur vos rêves écalés, Comme un oubli dans ce jeudi arrêté au temps soulevé. Mains d’hommes, mains tissées au corps à corps de l’âge, Mains tramées, métissées par les pays du monde partage, Un simple hommage à vos mains de travailleurs anonymes, Juste un souffle pour le courage, un simple souffle sans bruit… |
| Marie Lanson Apostilles(2) |
27-09-2006 |
| Bijou... |
![]() Retenir mes yeux sur l’ambre de tes lacs, sur l’ocre de tes patines, bijou… Lumière soleil réfractée en prismes d’or dans tes facettes taillées, bijou… Tomber mon regard ébloui dans le magma de ta nature minérale, bijou… Lave blonde striée de pépites safran et de longues plages topaze, bijou… Oublier le présent infléchi dans les ans où tu n’étais que matière, bijou… Poésie des cœurs et des corps, tel un cadeau de l’amant repenti, bijou… Pleurer l’eau des ciels sur ta palette fauve, sur l’onde de tes carats, bijou… Gourmandise glacée de reflets étranges et de sable ancien pétrifié, bijou… |
| Marie Lanson Apostilles(2) |
25-09-2006 |
| Vagues... |
Il est des vagues, il est des voyages, il est des espoirs, Roulant sur des océans incertains et narrant des histoires, Le bleu s’écroule en bulles soyeuses et en rubans d’écume, La roche affleure au plus près du cœur qui sert d’enclume, Sentiments battus à tous les vents rugissants et blessants, On détourne les yeux et l’âme des ombres évanescentes, Un chant lancinant et ancien monte des flots en rouleau, Reflux de marées qui emportent jusqu’au grain de la peau, Ne laissant sur le sable que la nacre vide de notre amour, Ne laissant qu’un aujourd’hui dépourvu de ses atours…
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| Marie Lanson Apostilles(3) |
23-09-2006 |
| Sous tes pieds de pierre... |
Sous tes pieds de pierre, Et dans ton âme écarlate, |
| Marie Lanson Apostilles(4) |
22-09-2006 |
| Eté Indien... |
![]() Contre-saison éblouie de rayons ombrés en faisceaux, Qui remonte le large du fleuve… vagues bleutées d’or, Nostalgie de l’été flambant aux épis des blés du cœur, Souvenirs de grains ronds et veloutés de l’éphémère chaleur, Trompe-l’œil des près verdoyants, mensonges de torpeur, L’été se voile d’illusion, d’éternité, pour faire croire à ses demains, L’automne à sa porte le transforme d’un trait de flèche En indien, Eté perdu, été volé, été atmosphère, été couleur, été indien, Ton règne s’écroule dans une palette de feux presque éteints… |
| Marie Lanson Apostilles(5) |
21-09-2006 |
| Poupée... |
Oubliée aux jeux des filles impubères, à leurs années, Morte sur un coin d’étagère, au fond d’une armoire, Désertée de mains, de regards, dépeuplée d’histoires, Les temps ne sont plus aux contes et aux ritournelles, Poupée bagatelle, poupée dentelle, poupée marelle, Un pas en avant et un pas en arrière, ronde immobile, Les filles virevoltent de tout leur nouveau corps nubile, Une ballade d’enfant muse encore dans tes yeux perdus, Quand tes bras se tendent vers le passé dépassé, révolu… |
| Marie Lanson Apostilles(4) |
19-09-2006 |
| il y a tant... |
Il y a tant… Il y a tant de gestes lents qui restent au bord des mains, Et tellement de mots au bord des lèvres quand on aime, Des échos de l’âme sous la douleur des blessures carmin. Et des redoux du cœur quand on a trop pleuré sa peine. Il y a tant de choses satines qui restent au bord du chemin, Tant de couleurs que l'on voudrait vivre dans les yeux de l’autre Et tellement de sourires qui se noient dans le soir éteint, Et puis il y a l’au revoir que l'on murmure d'une voix rauque. Il y a tant de lumière sur l’horizon courbe de la terre bleue, Que l'on ne peut que se dire que la route sera pavée de toujours, Il y a tant de sacrifices à faire pour fleurir une vie à deux, Que l'on reste la chair lacérée à se regarder frémir d’amour. Il y a tant de bonheur qui s’échappe dans l’air doux du matin, Quand les portes se claquent sur des jours infinis mais finis, Quand le nuage de poussière ne cache plus rien des demains, Il y a tant de larmes, que l'on ferme les yeux pour ne pas mourir… Il y a tant… |
| Marie Lanson Apostilles(4) |
17-09-2006 |
| Départ... |
![]() Au loin, l'horizon s'embryonne de souffrance ... Départ ... |
| Marie Lanson Apostilles(1) |
13-09-2006 |
| Pommes... |
![]() Pommes cannelle, pommes caramel, ta peau sous l’eau, frissonne, Effluves aux tiédeurs intimes, aux senteurs poivrées friponnes, Tes mains douces sur mes courbes languides se déroulent à peine, Que mes yeux se tendent vers l’horizon de tes lèvres souveraines, Pommes cannelle, pommes caramel, corps à corps sous la mousse, Affleurement de nos soupirs et de nos désirs sismiques en secousse, Bain double, mains jumelles dans la tiédeur des vapeurs épicées, A ton corps, un jeu ancestral sur des accords inédits et rythmés, Pommes cannelle, pommes caramel, les instants se fixent en image, Sur les vitres claires tel un filigrane, ton nom en vaporeux voilage, Lasure mes demains de fragrances ensorcelées et de rires légers, Cœur frémissant, je vogue au balancement de tes envies implosées, Pommes cannelle, pommes caramel… pommes d’amour… |
| Marie Lanson Apostilles(0) |
11-09-2006 |
| Regard... |
Regard fendu, regard étrange, Mes yeux glissent, lames brûlantes, Sur l’horizon décousu, Regard secret, regard indiscret, Enfoncé dans le vide absolu, Tel un rivet, Regard perdu, regard amer, Sur les travées d’acier bleuté, Je détourne mon visage enlarmé De ces moments volés à la fin de l’été… |
| Marie Lanson Apostilles(0) |
10-09-2006 |
| Marie... |
Marie frôle des entrelacs et des souvenirs fluides à s’en crever le cœur, Rien que des mots, rien que des rires, rien que des souvenirs de feu, Marie vogue sous d’autres latitudes, entre tes lignes de sang et d’ardeur, Rien que du désir, rien que ta présence, rien que du plaisir dans le bleu, Marie tombe et meurt sous les flèches allumées à tes lèvres, à ton torse, A tes mains blondes et curieuses… Marie rêve… |
| Marie Lanson Apostilles(2) |
09-09-2006 |
| Les mots. |
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| Marie Lanson Apostilles(1) |
08-09-2006 |
| En partance… |
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| Marie Lanson Apostilles(1) |
09-08-2006 |
| Les larmes des sorcières... |
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| Marie Lanson Apostilles(5) |
09-08-2006 |
| Nomades... |
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| Marie Lanson Apostilles(0) |
09-08-2006 |
| Volcans... |
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| Marie Lanson Apostilles(1) |
09-08-2006 |
| L'enfant et le fauve ... |
Et cet enfant de paix, cet enfant de prière, Tourné vers sa propre sérénité, élancé au ciel de toute sa beauté, Enfant de partout, enfant de lumière, A ses lèvres courbes, déposer en douceur un baiser sans troubler, Le recueillement de son intériorité, en effleurant juste sa peau, Ocrée à l’astre brûlant des pays lointains et tribaux, Dans l’immense complicité qui le lie au fauve qui veille, Sur sa fragilité, sur sa finesse, sur sa candeur vermeille, La force animale en offrande calme à l’enfant si troublant, Hiératique et splendide sur des lignes pures de soleil couchant, Et cet enfant de paix, cette enfant de prière, Je voudrais te le dessiner avec des mots sans frontière, Je voudrais parcourir ses rêves pour tracer son destin, Et te donner comme un cadeau l’épure de ses demains… |
| Marie Lanson Apostilles(0) |
09-08-2006 |
| Chez nous ... |
![]() Parce que chez nous les fleurs flamberont en toutes saisons, parce ce que les rayons du soleil incendieront le moindre moment et que les arbres seront plus luxuriants, plus denses qu’ailleurs… Parce que chez nous, il y aura des oiseaux et des chats qui s’aimeront, qu’il y aura des parfums ambrés ou boisés nés aux confins de la terre, des couleurs exquises et lisses comme une caresse… Parce que chez nous, chaque mot sera comme un cadeau déposé au pied d’un arc-en-ciel, que chaque rire jaillira comme une fontaine de cristal et embellira nos murs… Parce que chez nous, les fées et les lutins, les diables et les dieux seront au rendez-vous pour festoyer, que les mets auront la saveur du bonheur infini, que la musique se glissera entre chacun de nos gestes d’amour… Parce que chez nous, les âmes en partance trouveront toujours du lait et du miel pour leur long voyage dans l’immensité du cosmos… Parce que chez nous, les méchants et les félons n’entreront pas, les menteurs et les voleurs seront pétrifiés aux abords de nos domaines enchantés et que les mauvaises actions retomberont en pluie de feu sur leurs instigateurs… Parce que chez nous, il ne pourra y avoir que la félicité éternelle et le plaisir qui chantera sous nos doigts… Parce que chez nous, tu seras là, je serai là, parce que chez nous ce sera… chez nous… |
| Marie Lanson Apostilles(0) |
09-08-2006 |
| Bleu... |
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| Marie Lanson Apostilles(1) |
09-08-2006 |
| Les anges... |
Aux ailes des archanges et des cours célestes, ma pensée se tend vers des au-delà dorés de toutes les félicités, ce soir au cœur des ténèbres, j’écris pour toi et je viendrai dans la nuit te murmurer ces mots nés de l’amour qui me transporte. Aux danses des chérubins, la musique dépose sur leurs boucles de miel des auréoles de fleurs tressées de parfum suave et m’emporte jusqu’au seuil de ta couche amoureuse. Aux légèretés des séraphins, dans les couloirs des âges, un chant divin s’élève et enjambe les siècles jusqu’à notre histoire ancienne et nouvelle. |
| Marie Lanson Apostilles(2) |
09-08-2006 |
| Femme... |
Elle avance, si belle, fine et dansante sur des faisceaux de lumière indigo, Ombrée de tous les désirs fous, chairs tatouées, le passé lui colle à la peau, Des pas perdus dans le labyrinthe des décors de ceux frémissant pour elle, Elle danse sur les cordes tendues au-dessus des rivières, fragiles passerelles, Son âme entière tournée vers les terres qu’elle abandonne sans un remord, A ses pieds nus, s’enroulent les vipères de la tentation, les nœuds de la mort, Elle tend les bras, balancier de l’espoir qui la maintient au ciel d’outremer, Les flots en colère se cognent aux rives, tout au fond d’elle ils s’exaspèrent, Mais elle marche, les yeux fichés aux étoiles, elle va sans carte ni boussole, Route tracée par un destin inéluctable, par le besoin d’effacer les hommes, Les harpes du vent chantent dans sa tête et l’envie de vivre dans son cœur, Elle avance si droite, silhouette dressée par delà les gouffres de rancœur, Femme aux yeux d’ardoise, aux lèvres roses, aux mains étrangement lisses, Demain elle aura disparu, son corps comme une fleur de nuit ou un calice, Flambera dans le soleil levant, cendres de lys évanouies au regard profane, Elle respire dans la fraîcheur des nuits et survit dans les rêves en filigrane, Femme éternelle, Femme originelle… |
| Marie Lanson Apostilles(0) |
09-08-2006 |
| Quand... |
Quand l’été flambe de l’absence et du manque, quand l’été brûle les caresses et les baisers pour ne laisser que les braises incandescentes du souvenir, je me sauve en rêverie, l’image de ton sourire en bandoulière et l’écho de tes rires scarifié dans la mémoire. Quand l’été se fait ombre et lumière, quand l’été découpe à l’emporte-cœur, le dernier souffle de ton parfum dans mes draps, que ta peau se patine et se satine loin de moi, je m’échappe en avenir, les bras tendus vers les nouvelles heures à venir. Quand l’été fond les couleurs et tremble l’eau des rivières et des fleuves, quand l’été viole de clarté les yeux perdus à l’horizon, quand je ne peux que m’étendre sur l’herbe sèche et courir sur le temps pour te rejoindre, je m’évade en devenir et j’entends le chant des forêts qui te gardent et te protègent. Quand l’été ne vit que de ciel pervenche et de rayons torrides, quand l’été se prélasse pendant les heures ou je pleure, je me cache en moi pour te faire vivre de nouveau à mes côtés et pour t’aimer dans le secret de la chambre bleue… |
| Marie Lanson Apostilles(2) |