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Toutes les créations ici présentées ( textes, images ou son) sont protégées par leurs créateurs respectifs et déposées auprès des organisations garantissant les droits d'auteur. Un sage-F.Pourcel |
01-11-2009 |
| Novembre... |
Novembre
Aux foulées des heures incandescentes, L’ombre se bride de fraîcheur innocente, Le soleil, soudain, tremble au parfait du ciel, Et se voile d’un coup de pinceaux aquarelles.
Irisées de traits de pluie, les nues s’engorgent, C’est tout le paysage qui, de tristesse, dégorge, Coulées continues, le jardin dégringole, Les couleurs s’évadent lentement en rigoles.
Novembre bondit avec ses fantômes et ses croix, Il reste aux cieux comme un dessin de doigts, Quand la lumière devant la nuit cède le pas, La main de Dieu trace encore la voie de l’au-delà.
Aux nuages gris, l’or se tend comme une lance, Et perce la toile de ses derniers sursauts d’abondance, Alors, un instant, un instant seulement, On rêve que l’été se conjugue toujours au présent…
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| Marie Lanson Apostilles(3) |
31-03-2009 |
| Deux arbres... |
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| Marie Lanson Apostilles(1) |
26-02-2009 |
| La nuit... |
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| Marie Lanson Apostilles(2) |
05-12-2008 |
| Chant nocturne... |
Chant nocturne |
| Marie Lanson Apostilles(2) |
29-07-2008 |
| Départ... |
A toi ma fille qui va traverser l'océan pour étudier aux USA ...
C’est juste lorsqu’on croit que le cœur va résister, Que s’écroulent les dernières défenses avant les larmes, Quand on trace au futur le parcours de l’enfant sans arme, Sur une carte lointaine aux étoiles blanches dépistées.
C’est juste quand on sait que le temps s’effilochera, Pour n’être plus qu’un voile tremblant sur l’absence, Si fin, que les minces mots murmurés entre ici et là-bas, Remailleront à peine ce qui nourrissait notre consistance.
C’est juste quand on croit la résignation enfin venue, Que le cœur manque un battement sur l’arête du départ, On imagine toutes ces heures larges comme des avenues, Que seule la blessure du vide marquera de ses escarres.
C’est juste une insupportable souffrance qui mine l’âme, Un lambeau de chair arraché au ventre qui déjà crie, Avant que l’aiguisoir du néant ne tranche la membrane, Qui depuis des années relie la mère à la fille…
C’est juste comme cela une douleur, Qui se faufile sous la peau et fait peur… Marie Lanson |
| Marie Lanson Apostilles(6) |
29-02-2008 |
| Envie de ... |
![]() Envie de te vivre au fuseau des heures qui s’endorment enfin, Et glissent sur l’horizon leurs palettes irisées de tonalités satin, Quand le ciel nocturne hanté de couleurs qui grisent, s’aiguise, Le temps affaibli, s’arrête un instant de respirer et s’amenuise, Besoin fou de ton regard oblique à la brisure de mes hanches, Et de tes mains en aquarelle fine sur la toile de mes dimanches, Envie de sabler ta peau nue de mon haleine chaude et bruissante, De me fondre entière dans cet univers blond à peine tressaillant, Et cambrer mes rimes aux muscles de ton corps qui m’enserre, Besoin de tes veines contre mes veines dans la nuit qui se perd… |
| Marie Lanson Apostilles(9) |
29-01-2008 |
| Voyage... |
| Marie Lanson Apostilles(6) |
04-01-2008 |
| Baiser salé... |
Il y avait tes lèvres grainées de tous ses souvenirs, Et ma langue ivre à la commissure de ton sourire, Je buvais tous les sucs des coquillages à ta source, Puis comme une perle ronde, je savourais ta bouche. L’eau de ta chair en conque palpitait dans ma gorge, Saveur brûlante de ton baiser salé au feu de la forge, Nos paupières baissées bridaient juste la lumière, Face à l’océan roulant ses écumes blanches de mer. Il y avait le vent fou glissé sur nos visages épousés, Et mes dents gourmandes à la pulpe de ta densité, Je goûtais enfin cette liqueur fleurie de Guérande, Comme on goûte aux vastes terres de provendes.
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| Marie Lanson Apostilles(5) |
30-11-2007 |
| C'est juste un regard... |
Ciquez sur l'image pour visualiser l'animation Ne rien se dire, glisser du coin des paupières vers un sourire, C'est juste un regard, trois points de suspension ou une syllabe, C'est juste un regard… |
| Marie Lanson Apostilles(9) |
21-10-2007 |
| Femmes d'Afrique... |
aquarelle 60 x 45 Aux boursouflures ocres des chairs vives, des femmes infibulées, C’est un appel si ancien, tissé de cultures étranges et barbares, Un reliquat inhumain de torture à dénoncer sur un faire-part. C’est une douleur au plus profond des corps de soie d’ébène, Accrochée aux cœurs comme les larmes des filles qu’on emmène, Quand un jour sans crier gare, s’abat en aveugle, la lame du rasoir, Qui charcute la douceur impubère des fillettes au doux regard. C’est le hurlement du mal dans la nuit chaude et moite d’Afrique, Des milliers de gorges râpées par le chant des coutumes iniques, Femmes excisées dans le secret des cases quand bat le tam-tam, Passage d’une rive d’enfant à celle d’une femme mutilée à l’âme. C’est le voyage de l’horreur à vivre une vie entière sur cette terre, Plus jamais entières, plus jamais palpitantes par la volonté des mères, Qui cède sous le joug des pères et qui répète sans fin le rite infâme, Plus jamais ça, nous femmes-partages à vos côtés à tous les combats. C’est dans la plaie et la sanie que jouissent les hommes d’Afrique, Croyant garantir un jardin propre aux allées de délices utopiques, Changeons le monde, changeons l’esprit, changeons la liberté, Donnons aux filles le droit d’offrir leur fleur intacte à l’être aimé… Plus jamais ça, Au nom des femmes de toutes les couleurs, Plus jamais ça, Au nom des filles de tous les horizons… nos sœurs… Marie Lanson
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| Marie Lanson Apostilles(6) |