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04-08-2006

La paix des âmes...



Au delà des obscurantismes la paix des âmes sera donnée à ceux qui cherchent dans l'amour.
Le verbe s'est haut levé, sortant l'ego de ses marasmes. La parole lui est offerte pour y puiser la liberté.
Les coeurs s'apaisent hors des chaos d'une vie choisie, désirée.
La mort ne lui est plus fardeau, elle devient vie sublimée.
Hors de l'amour pas de raison de vivre, d'être ou de s'ouvrir.
Toutes les portes ont des clés et le trousseau t'en est remis à l'heure où ta destinée t'a fait apparaître ici.
Tes âmes soeurs à tes côtés, otant les pierres sous tes pieds, par deux ou par trois vous allez sur les ailes de vos destinées.
Chacune apportant la sagesse. L'élément qui reste à trouver, le ciment de la vie terrestre, c'est toujours plus d'humanité.
Chaque jour son nouveau matin. La plus belle de nos victoire est de rester sur le chemin.

Gaïa
Apostilles(1)
 

04-08-2006

Retour...


Dans cette vie là,je ne suis pas née.
Mais j'ai senti la mort la prendre.
Mes yeux aveugles ont suivi le chemin destructeur du poison, la route inébranlable de cet Attila liquide.
J'ai senti la vie se retirer, cellule après cellule, dans un lent crépuscule de douleur.
Le bourreau est là, à côté, impassible.
Il la regarde gémir, raler, l'écume au bord des lèvres, le sang au bord des yeux. Il l'aime mais il la tue.
Seul, un muscle de sa joue gauche se révolte et se contracte au rythme de ses cris.
Je suis prisonnière dans ce qui fut mon éden liquide.
Aucune fuite possible, pas de salut.
L'ennemi gagne inexorablement du terrain, seconde après seconde.
Bientôt, son âme partira et je resterais.
Mon tour n'est pas venu.
Il me faut d'abord subir la mort de ma mère, qui jusqu'à son dernier souffle fera barrière pour moi.
Pour nous.
L'autre se colle à moi, membrane contre membrane, malmenés que nous sommes par les soubresauts du corps maternel arqué par le mal.
Nous nous touchons.
Nous nous rassurons dans un dernier espoir insensé.
Elle est partie dans un ultime cri qui fait vibrer nos cathédrales.
Il panique.
Il est en première ligne, lui, le premier conçu.
Lui, le fils de l'autre.
De l'autre qui n'est pas venu à son secours.
Pour nous, une mère.
Pour nous, le père est paire.
Deux bagages génétiques.
Le bourreau détruit l'oeuvre de son rival et mon frère, son petit fils, hurle de silence parce que le mal l'a englué.
Terrible trilogie.
Le bourreau assassinant la chair de sa chair dans le ventre si cher de son aimée.
Elle a trahi, elle a payé.
Mon tour est là. L'horreur, telle une vipère ondule le long du cordon et m'envahit.
"Mon bourreau, mon père, que ton amour est destructeur."
Un amour qui balaye toute vie et qui brûles les saints qu'il a adoré.
La douleur penètre chaque atome, explose mon cerveau ébauché.
J'ai de l'acide dans les veines et les hurlements de mon âme se joignent aux pleurs de ceux qui m'ont précédé.
Une dernière ébauche de pensée avant la grande nuit :
"Nous nous retrouverons".

Gaïa
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04-08-2006

Message d'autre rive...




Nous nous étions promis là-bas, sur l’autre rive
D'avancer à tâtons en ce monde nouveau,
Gardant toujours au cœur comme une mélopée
Le souvenir vivant de nos anciens serments.
Les années ont passé entremêlant nos routes
Mais sans les rapprocher.
Et nous avons vécu
Les joies et les déroutes qui devaient nous forger.
Par la grâce infinie de nos maîtres célestes
Une scène, un soir, nous ramena à nous
En plongeant dans tes yeux l’histoire millénaire
Affleura en surface.
Je reconnu tes mains
Et je ne vis que toi.
Car ta voix réveillait
Les rêves oubliés.
Nous nous touchions du cœur.
Et tes mots s’envolaient effaçant tous les doutes.
Nous nous sommes trouvés en ce siècle nouveau
Avec l’amour en nous, intact comme la première aurore
Et le bonheur encore de pouvoir nous aimer.

Gaïa
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04-08-2006

Je t'attendais...


Petite fée des sables,
Petite reine de feu et de vent,
Je t’attendais.
Dans ton regard émergeant des brumes océanes,
Dans ton premier inspir dégageant tes poumons,
Je t’attendais.
Je t’attendais comme on attend l’aurore du tout premier matin.
Comme vibre à la lune la symphonie des jours,
Et comme un cœur meurtri attend la rédemption.
Tu es ma muse, le fil d’Ariane de mon destin.
A jamais tous mes pas te seront attachés
Et ton moindre soupir lacèrera mon âme.
Je t’attendais, debout sur le rivage du temps.
Je t’attendais, perdu au labyrinthe de ma vie.
Et par toi, de secondes en années
Mes cheveux griseront aux piquants de tes jeux.
Je m’apprête à frémir, je m’apprête à souffrir,
De ton absence, de ta liberté, de tes amours,
Moi, l’homme de ton premier écho.
Un coup de foudre immaculé,
Une rencontre angélique et à toujours recommencée.

Je t’aime, ma fille.

Gaïa
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04-08-2006

Poussière...


Poussière diamantine, légère, évanescente,
Scintillant les futurs,
Diffractant les possibles,
Troubles miroitements, illusoires et fantasques
D'un monde magicien pointillé de bourrasques.
Poussière clandestine, impalpable, poudreuse,
Aux frontières des lunes,
Aux orées des quasars,
Tendresses des brouillards, oblatifs et laiteux
D'un monde souterrain aux passés orageux.
Poussière levantine, insaisissable et tendre 
Luxuriant les noirceurs,
Enchevêtrant les rimes,
Fugitives langueurs, versatiles et rieuses
D'un monde adamantin aux effluves fugueuses.

Gaïa
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04-08-2006

Ambivalence


Ambivalence d’un corps de femme aux allures femelles
Mais juvéniles, enfantines, hermaphrodites parfois
Ambivalence des envies entre solitudes et mouvances
Entre les touts, les riens, entre les rires, les larmes
Ambivalence d’irraisons entre Marie et Madeleine
Jamais tout à fait l’une et jamais vraiment l’autre
Ambivalence de l’esprit aux nuées alchimiques
Et qui s’accroche au sol en murmures enfantins
Ambivalence qui gêne, ambivalence qui choque
Et pourtant qui est moi, moi dans tous mes états
Moi qui suis force, sagesse et mystère
Et qui rêve de l’homme qui pourra protéger
La plus secrète arcane qui fait vibrer ma terre
De celui qui pourra éveiller mes soupirs
Retenir mon esprit, mon âme en pétillances
De celui dont la main pourra prendre la mienne
Sans avoir peur de se perdre ou d’errer
Je le cherche à tâtons aux méandres du monde
J’ai perdu mon chemin aux horizons des songes
Je t’attendrai encore aujourd’hui et demain.

Gaïa
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04-08-2006

La bouche



La bouche se vantait d’avoir conquit le monde
Et par le verbe seul de pouvoir tout régler.
Se prenant pour le Dieu que l’on ne peut nommer
Elle prétendait même à l’immortalité.
"Ce sont les mots, partout qui font l’évènement.
Si le silence est d’or, on n’y croit pas vraiment."
Disait elle à la ronde.
"Quelques lettres de moi, il est des rois qui tombent,
Il est des lois qui naissent pour le grand bien de tous.
Je suis indispensable, il faut que l’on m’écoute."
Si quelques fois capable il est vrai de mots doux,
Elle versait surtout de l’acide partout,
Déclenchant les révoltes et incitant les guerres,
Les incompréhensions, les famines et misères.
La bouche en dieu jaloux ignorait les miracles,
Car elle avait rayé de son vocabulaire
Le mot le plus profond qui fait de nous des frères.
Elle ignorait l’amour, n’ayant jamais reçu
Que de dures paroles, que de mots défendus.
On fini par penser qu’il vaudrait beaucoup mieux
Qu’on la muselle un peu.
Et ce fut pourtant pire.
Les rixes ne cessaient sur les places du monde
Entre ses détracteurs et ses admirateurs.
De Carrybe et Sylla
On choisit le moins pire et on la libéra.
Au grand étonnement des foules assemblées
Aucun son ne sortit.
La bouche avait appris.
Un silence régna pesant chape de plomb
Puis la bouche sourit, prise d’inspiration.
Elle fit un discours que l’on apprend toujours
Aux enfants des écoles.
Elle fit un discours
Avec des mots d’amour.
L’humanité entière put s’en faire l’écho
En chantant son credo.

Moralité
Rien ne sert bien souvent
D’avoir vocabulaire
Il est plus important
De bien choisir ses mots

(Extrait du "Vers corps")

Gaïa
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04-08-2006

Si tu voulais...


Je voudrais que tu m’apprivoises
Comme on entre en prière
Tout doucement, à pas de loup.
Un pas de deux…
à pas comptés.

Je voudrais que tu me séduises
Comme on cherche un trésor
En confidence, en aparté,
Un pas à pas… sans faux pas.

Je voudrais que tu m’offres une terre
Moi, l’apatride de l’amour.
A pas de rêves, appâts de fièvre, 
Légère… en apesanteur.

Gaïa
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04-08-2006

Gaïa



L’envers de l’univers ressemble à un trou noir
Absorbant la lumière et drainant mes brouillards
Il est des nuits sans lune où le ciel m’éblouit
Et des jours de soleil, sombres comme la nuit
J’avance en me cognant sur les ombres du soir
Le feu bleu de ma peau reflète les miroirs
Je suis, anachronique dans un monde sans rimes
Sans rimes ni raison je suis le paradigme
Je flotte au noir couchant des idées vagabondes
Et j’observe de loin les errements du monde
Les quatre éléments en moi sont assemblés
Je suis l’eau et le feu, la terre et l’éthéré
Je suis l’âme du monde, ployant devant l’horreur
Et qui joue à la vie en goûtant la fraîcheur
D’un soir d’été aux œuvres millénaires
D’une source qui pleut la sagesse des pères.

Gaïa
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04-08-2006

Mon fils


Avec sa voix rugueuse de basse, il dit "la vieille" mais il m'embrasse,
le grand.
Il fait la tambouille aux copains, il a le coeur juste sous la main,
le grand.
Et défenseur des justes causes, il est toujours celui qui ose,
le grand.
Il n'a pas eu la vie facile mais quand un sourire l'illumine,
mon grand.
Il sera ma fierté sur la terre jusqu'à mon bout de cimetière.

Gaïa
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04-08-2006

Démons...


Lorsque les cœurs meurtris s’embrasent en géhenne,
Et lorsque les démons entrelacent leurs chaînes,
Ayez pitié de nous.


Quand les feux de l’enfer se coulent sous la peau,
Et que les chairs si tendres s’arrachent en oripeaux,
Ayez pitié de nous.


Douceur et compassion sont des mots défendus
Dans ce royaume insane où les purs sont perdus.
Amour est devenu une injure insolente
Que l’on brûle en crachant dans les flammes ardentes.
Ayez pitié de nous.


Lorsque les âmes claires sont mises au pilori.
Lorsqu’il est de bon ton de conspuer l’ami.
Ayez pitié de nous.


Quand mensonge et bassesse sont montés au pinacle.
Que mystification se clame comme oracle.
Ayez pitié de nous.


Jamais je n’aurais cru voir une fois encore
Autant de turpitudes mêlées en un seul corps.
Ni la gente démone qui, partout en rampant,
Transforme les meilleurs en pantins ruisselants.
Ayez pitié de nous !

Gaïa
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30-11-1999

Comme un disque rayé

 

La vie, comme un disque rayé

C’est sûrement mieux de l’autre côté

 

Sur celui-ci, j’ai tout appris

Les mots disent la même histoire

Les sillons se lassent, salis

Eructant les sons au hasard.

 

La vie, comme un disque rayé

C’est sûrement mieux de l’autre côté

 

La mélodie fade me glace

Les notes égrenées à l’envi

Disent toutes le manque de place

Et les absences d’harmonie.

 

La vie, comme un disque rayé

C’est sûrement mieux de l’autre côté

 

Au fil de temps qui l’accélère

Le rythme fuit ou rebondit

Hoquetant la même misère

Demain, hier et aujourd’hui.

 

La vie, comme un disque rayé

C’est sûrement mieux de l’autre côté

 

Gaïa
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