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12-02-2010 |
| Les Mots Contés... Dominique Detilloux |
Les Mots Contés disponible au prix de 15€ port compris
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| Gaïa Apostilles(0) |
04-03-2007 |
| Les manipulateurs |
Ils déroulent leurs rets de pêcheurs impudents |
| Gaïa Apostilles(4) |
07-02-2007 |
| Prière |
Ensemence ma lumière de ton ombre Et que ton sperme fertilise mon âme Eveille ma Kundalini en bioluminescence Recouvre moi de nuit, maître sombre Afin que l'aube grégaire m'éveille Plus vivante d'avoir goûté la mort Un éclat d'ébène dans l'ivoire Un point d'onyx dans le diamant Que ta vigilance ô maître Puise à ma source Pour transmuter l'argile Dans le brasier de l'oeuvre au noir Afin que par ton règne absolu Tu m'offres la clé L'accès subtil aux blanches immensités.
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| Gaïa Apostilles(5) |
03-02-2007 |
| Aux larmes citoyens |
La terre est moribonde, Ses sillons embourbés Par le sang des bipèdes Quadrupèdes mêlés En malstroms intriqués. Aux larmes citoyens… Afin que les rivières Retrouvent leurs eaux claires. Et si elles sont salées, Le sel est à la mer Ce qu’est le doux aux gués. Aux larmes citoyens… Les nues pleuvent l’amer. Des relents mortifères Les ont empoisonnés, Des crachins belliqueux Montent droit vers les dieux. Aux larmes citoyens…
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| Gaïa Apostilles(1) |
15-01-2007 |
| Guerres |
J’en ai vécu des guerres Corps à corps emmêlés Des luttes fratricides Les neurones serrés Et les écus grondant Sur les champs de bataille Et les poncifs tombants Au rythme des médailles J’en ai vécu des guerres Civiles ou nationales Des replis en arrière Des avancées fatales En débusquant les mots Qui m’ont mutilé l’âme Déjouant les complots Et rallumant la flamme Puis, j’ai tout reconstruit Pierre et bois de mes mains S’est estompée la nuit Dans le clair des matins Et devant ma maison Je jouis e la vie Car maintenant, enfin Je sais ce que je suis.
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| Gaïa Apostilles(2) |
08-11-2006 |
| Kama Sutra |
Tiens! Voilà mon bonhomme qui rentre, plus fier que sa crémière et tenant à la main un sachet dans lequel se trouve un petit paquet visiblement entouré de plusieurs couches de papier cadeau. L'oeil émoustillé et le regard en coulisse, il déballe l'objet. Ben tiens - le Kama Sutra - il manquait à la panoplie. Bobonne : 45 ans -1,52m -48kg - quelques de heures de vol, certes mais sportive et pleine de vie. Mince et fine liane au charme envoûtant. Vous l'aurez compris : Moi.
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| Gaïa Apostilles(2) |
24-10-2006 |
| Et les miens... |
Au hasard des mots, semés d’irraison Les âmes s’endorment, se livrent ou s’éloignent. Au hasard des jeux, troubles de passion, Les cœurs se relient, se troublent ou se soignent. Au hasard des nuits d’éternelles quêtes Les larmes s’engrangent, se grisent ou s’épanchent Au hasard des jours d’absolues requêtes Les pas se mélangent, se tissent et s’inventent Et quand la tristesse te prend par la main Par d’étranges rimes, mots désaccordés Tes yeux noient les fleuves, et les miens…
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| Gaïa Apostilles(3) |
19-10-2006 |
| L'amoureux |
L’amoureux, on le sait ne rêve que d’amour Et sa tête est farcie de rimes « troubadour ». Il va, museau au vent, au gré de ses humeurs, Le chef dans les nuages et la musique au cœur. Celui-ci s’engagea, lors d’une promenade Dans le bois dit « des fées ». Musant en sérénade Les quelques derniers vers qu’il venait de créer. Musant aussi au bois au rythme de ses pieds. Il était fort charmant. Les cheveux en bataille, Des yeux de jouvenceau et une haute taille. Trois jolies fées jeunettes se prirent d’espérer Que de sa belle bouche, elles se feraient rimer. L’amoureux, on le sait ne rêve que d’amour, Il pleure les jamais, espère les toujours. Ses chausses rarement sont fermement à terre. Il ne vit pas les fées qui jouaient à lui plaire. Et ce fut grand dépit pour les trois jouvencelles. Piquées, éperonnée comme des péronnelles, Elles firent un sort au poète miraud, La légende le dit, il en devint crapaud. Moralité Il n’est pas nécessaire de quadriller les bois Si l’on ne peut que voir le chemin devant soi. Il est bien des merveilles sous l’humble frondaison, Une fée en colère peut perdre la raison…
(Extrait de "Le bois aux fées")
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| Gaïa Apostilles(2) |
11-10-2006 |
| Tu es venu... |
Comme un léger rayon agaçant le vert tendre Comme ce frisson de vent qui hérisse ma peau Tu es venu Immatériel dans la brume du jour Amour imaginaire incarné au levant Prophétiques tendresses Magnétiques langueurs aux contours incertains Comme une résonance à mes rires futurs Comme un écho troublant de rêves interrompus Tu es venu Essentiel dans le mitant du jour Amour voluptueux aux rimes troubadour Somptueuses délicatesses Exponentiel et surréaliste retour.
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| Gaïa Apostilles(2) |
09-10-2006 |
| Généalogie |
C'est un électron libre, qui force les passages, Un gène irrésolu et qui défie les temps. Et qui se glisse dans le dos des miroirs. Du sombre des non-dits, il pousse les frontières En explorant les portes et les couloirs. Il n'est de labyrinthe qui résiste à sa quête, Il sait depuis toujours que la lumière est là, Tapie dans les arbres, noyée dans la rivière de larmes Qui affleure dans les yeux des portraits, Et qui blesse nos jours de noirs éclats de drames, A jamais recommencés. Dévidant l'écheveau de mémoires englouties, Patiemment il dénoue tableaux et tapisseries, Mettant la trame à nu. Il sait qu'il est venu toucher d'un doigt de magicien Les cadavres de ces batailles. Il sait qu'il est venu réussir l'oeuvre au noir, Retrouver l'or perdu.
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| Gaïa Apostilles(2) |